L'engagement dans la voie
de la télétransmission
impose cependant la maîtrise
de certains risques
(falsification des
identités, des informations,
etc.), liés à l'ouverture
des réseaux informatique à
Internet ou plus
spécifiquement à la
dématérialisation
résultant de la distance
entre les deux parties et de
la disparition des moyens
classiques de preuve.
Les conditions et
pré-requis du cadre légal
de la dématérialisation du
document vont permettre de
couvrir ces risques et
compenser la disparition des
moyens classiques
d'identification,
d'acceptation et de
conservation.
1. La législation :
les textes régissant la
facture électronique
La porte initialement
ouverte à la
dématérialisation par la
Loi de finances pour 1991 a
depuis été étayée par
d'importantes évolutions, à
savoir:
- la directive
2001/115/CE du 20
décembre
2001 portant
simplification et
harmonisation des
dispositions liées à la
facture électronique au
niveau européen notamment
en terme de TVA ;
- l'article 289 bis du
Code Général des
Impôts traitant des
conditions de
télétransmission en
France ;
- la Loi de finances
rectificative du 30
décembre 2002 et
ses deux décrets
d'application (2003-632 et
2003-659 des 7 et 18
juillet 2003) ainsi que
l'instruction
administrative du 7 août
2003 (BOI 3 CA-136) et
l'article 239-V du CGI prévoyant
deux procédés de
dématérialisation
incluant la possibilité
d'utilisation de la
signature électronique
pour la transmission par
internet.
Il est nécessaire de
rappeler ici le rôle de
toute facture et les
caractéristiques classiques
qu'elle doit respecter en
dépit de son caractère
dématérialisé. La facture
constitue au regard du droit
comptable une pièce
justificative des écritures.
A ce titre, elle doit
respecter un formalisme
strict et être conservée
dix ans. En matière fiscale,
elle permet, en outre, la
déduction de la TVA. Les
conditions générales de
ventes lui procurent enfin
une fonction probatoire.
A toutes les obligations
et modalités de facturation
qui s'appliquent à un
support papier, viennent
s'ajouter certaines
conditions spécifiques pour
le support électronique.
2. Les procédés
autorisés
Si l'administration
fiscale reconnaît depuis
longtemps le droit de tenir
une comptabilité
informatisée, la facture
dématérialisée, de vente
ou d'achat, peut être
considérée comme facture
d'origine en France depuis
1991, et avec les acteurs
étrangers depuis le 1er
juillet 2003, sous le respect
de certaines conditions et de
l'utilisation d'un des deux
procédés de transmission
sécurisée suivants :
- l'EDI (CGI art. 289
bis) : autrement dit, la
transmission des factures
sous la forme d'un message
structuré selon une norme
convenue entre les
parties, pouvant être
traité directement et
automatiquement entre
ordinateurs ;
- la facture
électronique signée (CGI
art.289 V) correspondant
à l'envoi d'une facture
par courrier électronique
(traitement de texte,
tableur, image, etc.)
accompagnée d'une
signature électronique.
Concernant ces deux modes,
la garantie de
l'authenticité de l'origine
et de l'intégrité du
contenu des factures est
apportée soit, par le format
structuré du fichier dans le
cadre de l'EDI, soit, par la
signature pour la facture
sous format électronique.